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LA VERDAD SOBRE EL IMÁN DE RIPOLL_1
CAT EXTERIOR PREMSA INTERNACIONAL

La vérité sur l’imam de Ripoll (2). Público

Público

Le CNI (l’équivalent à la DCRG en Espagne) avait sur écoute les téléphones des assassins de Las Ramblas de Barcelone cinq jours avant le massacre

Article traduït per Carles (@Cjaumev). Revisat per Rosa M. Coll.

Aujourd’hui, “Público” apporte la preuve définitive que les services secrets espagnols suivaient de près les assassins de Las Ramblas et Cambrils la veille des attentats, les portables des très jeunes disciples de l’imam de Ripoll étaient mis sur écoute, ce qui permettait d’observer non seulement leurs conversations avec Es Satty mais aussi celles entre eux sans la participation de leur chef.

Début du rapport confidentiel rédigé par le CNI sur le dernier voyage des terroristes de la cellule djihadiste de Ripoll.

La preuve définitive qui révèle à quel point le CNI (Centro Nacional de Inteligencia) a surveillé de près les disciples de l’imam djihadiste de Ripoll, moins d’une semaine avant les attentats de Barcelone et de Cambrils, provient d’un des rapports confidentiels que le CNI lui-même a fourni à la grande équipe d’enquêteurs formée par des membres des trois forces de police et du ministère public, qui à présent travaillent à clarifier les faits.

En fait, cette preuve inculpatoire la fournit un dérapage dans le récit des services secrets qui révèle qu’à la veille du massacre de Las Ramblas, les espions espagnols écoutaient et transcrivaient toutes les conversations qu’entretenaient (à travers leurs portables) ceux qui allaient commettre le massacre plus tard.

Il s’agit du compte-rendu du voyage à Paris d’Omar Hichamy – le petit frère de Mohamed Hichamy, d’à peine 21 ans, dont nous avons parlé dans l’article précédent – et l’auteur matériel des 13 assassinats à la voiture-bélier à Las Ramblas, Younes Abouyaaqoub. Comme on peut le constater dans le fragment de ce rapport top secret reproduit ci-dessus – auquel Público a eu accès dans son intégralité – ce voyage a eu lieu “du 11 au 12.08.2017”. Et donc prit fin juste quatre jours avant que le meneur de la cellule, Abdelbaki Es Satty, ne se fasse exploser alors qu’il manipulait la poudrière des terroristes à Alcanar, provoquant l’attaque improvisée du lendemain dans la rue la plus célèbre de Barcelone.

Le récit minute par minute contenu dans le rapport du CNI des déplacements d’Omar et Younes lors de leur voyage éclair à Paris montre déjà que les services secrets espagnols surveillaient de très près tous leurs pas :

Le dernier voyage des meurtriers à Paris, minute par minute

« …les deux ont quitté l’Espagne par Aragnouet [par l’A-138 en provenance de Bielsa] le 11.08.2017 à 11:36. Pour ce faire, ils ont utilisé la A-3 précité [citée dans l’article d’hier] ».

« Le 11 août 2017, ils sont arrivés à Paris à 20h22, où ils ont séjourné au B&B Malakoff, situé dans le quartier du même nom à la périphérie de la capitale française ».

En outre, les analystes des renseignements ont mis sur écoute les téléphones des deux jeunes terroristes, puisqu’ils peuvent désormais détailler les appels et les recherches sur Internet qu’ils ont effectués à partir de ces portables, appareils auxquels le CNI n’a jamais eu accès physiquement, car ces téléphones avaient été récupérés par les Mossos (Corps de Police Catalan), qui ont abattu six des terroristes, et les avaient remis au tribunal :

« Omar Hichamy a cherché sur Internet ce même jour l’Hôtel Hibiscus (66 rue de Malte, 75011 Paris), dans lequel ils n’ont pas sejourné finalement. Cependant, aucune recherche similaire n’a été détectée pour le B&B Malakoff ».

« Deux communications effectuées par Mohamed Hichamy indiquent qu’il connaissait les détails du voyage, puisqu’il fait un appel lorsque Youness et Omar se trouvent à l’hôtel, et le lendemain, avant de traverser la frontière franco-espagnole. De plus, il attend à leur retour le lendemain pour s’entretenir».

L’espionnage a non seulement géolocalisé les portables de ces jeunes de vingt ans sans casier judiciaire, mais aussi… Les analystes se consacraient à écouter et à transcrire toutes les conversations entre ces jeunes.

Or, d’habitude dans le cas d’une interception téléphonique – toujours autorisée par un juge, bien que dans le cas du CNI celui ait carte blanche de la part du magistrat du Tribunal Suprême chargé de répondre aux demandes des services secrets – est que cette surveillance des communications se limite à la géolocalisation des appareils impliqués, l’enregistrement de leur trafic d’appels et l’identification de l’accès à Internet à partir de ces terminaux ; des contrôles connus dans le jargon des services des renseignement sous le nom de “tarifications téléphoniques“. Et le compte rendu que le rapport du CNI avait fait jusque-là semblait s’en tenir à ce scénario, bien qu’il soit étonnant, un tant soit peu, que les services de renseignements espagnols s’occupent à suivre de très près tous les mouvements de quelques jeunes d’une vingtaine d’années avec un casier judiciaire parfaitement immaculé.

Cependant, dans le paragraphe suivant les agents du CNI qui ont rédigé le compte-rendu ont laissé se glisser un détail extrêmement révélateur [au début de cette prochaine reproduction, la fin de la page précédente est répétée pour aider le lecteur à mieux comprendre] :

Fragment du rapport confidentiel du CNI sur le dernier voyage des djihadistes de la cellule de Ripoll, dans lequel il est souligné qu’Abouyaaqoub “coupe les phrases pour ne pas révéler de détails” dans leurs conversations par le portable.

« Les conversations se produisent á travers les numéros associés à Omar et Youness (34600314111 et 34612526378) mais finalement les conversations ont lieu, les deux fois, entre Mohamen Hichamy et Youness Abouyaaqoub, lequel coupe les phrases pour ne pas révéler des détails de ses activités précises »

C’est-à-dire que l’espionnage espagnol ne se limitait pas aux “tarifications téléphoniques”, mais il se consacrait à l’écoute et à la transcription de toutes les conversations entre ces jeunes musulmans censés n’avoir encore aucun lien avec un complot djihadiste, exécutant ainsi le contrôle le plus complet possible du renseignement, pour lequel il faut allouer d’importantes ressources matérielles et humaines.

De plus, le responsable de la cellule, Es Satty, n’a pas participé en tant qu’interlocuteur à ces conversations, de sorte que le contenu des écoutes n’a pas pu provenir de l’interception totale de son téléphone, mais de l’interception de tous les téléphones portables de ses disciples novices.

Il n’y a qu’une seule explication à cela : l’imam lui-même, agissant en confident des services secrets, avait informé ses contrôleurs du CNI sur les activités du dénommé “Commando Ripoll“, et pour cette raison il avait été décidé de mettre tous leurs téléphones sur écoute, et d’observer attentivement leurs conversations téléphoniques.

La surveillance très étroite exercée par l’espionnage espagnol autour de cette cellule djihadiste -non encore identifiée en tant que telle dans les fichiers de la police antiterroriste cinq jours seulement avant le massacre, – est plus qu’évidente dans le récit détaillé de ce voyage à Paris, tel que présenté dans le rapport confidentiel du Centro Nacional de Inteligencia (CNI) :

LA VERDAD SOBRE EL IMÁN DE RIPOLL_Part 2_3
Fin du rapport confidentiel redigé par le CNI sur le dernier voyage des terroristes de la cellule djihadiste de Ripoll.

« Ils sont allés à la FNAC et ils ont acheté un appareil photo Canon pour 129 euros. »

« Jour 12.08.2017 –  Abouyaaqoub et Hichamy ont payé la note de l’hôtel en espèces et se sont rendus en voiture à la gare Haussman-St. Lazare dans le centre de Paris, où ils ont garé leur voiture. Ils sont allés à la FNAC et ont acheté un appareil photo Canon pour 129 €. »

« Ils n’ont été garés que 21 minutes (entrée à 10h41 – sortie à 11h02), ce qui pourrait indiquer une connaissance préalable de la zone et qu’ils avaient déjà décidé ce qu’ils allaient acheter. »

[…]

« À 11h02, le véhicule Audi A3 a quitté le parking, par la suite Younes et Omar ont été détectés dans la zone de la Tour Eiffel. »

[…]

« Après cette visite, ils se sont rendus dans un bar-tabac entre la Défense et Courbevoie et ont acheté deux cartes SIM pour surfer sur Internet. »

« 33753620618. Ils donnent la fausse identité de Rachid Ezzouzi. Activée ce même jour à 15h19 en France, près de la frontière avec l’Espagne. »

« 33751214021. Ils apportent la fausse identité de Hassan Lahmani. Activée le 15.08.2017 en France, près de la frontière avec l’Espagne. »

Jusqu’à midi du 18 août 2017 (le lendemain du massacre de Las Ramblas) la fiche d’informateur de Es Satty n’a pas été complètement effacée du registre du CNI.

En bref, le CNI a suivi pas à pas et fait par fait, méticuleusement, toutes les activités des terroristes, au moins jusqu’à quelques jours seulement avant qu’ils commettent les attentats sanglants de Barcelone et Cambrils. Et cela ne peut être dû qu’au fait que les services secrets avaient Es Satty comme informateur et qu’il avait offert à son contrôleur du CNI les détails de ses disciples dans le cadre de ses services de dénonciation, mais très probablement sans révéler ses propres plans. Comme l’a reconnu, en privé à ce journal, un haut gradé de la police, « avec les indicateurs de haut niveau, on ne sait jamais s’ils travaillent pour nous ou si nous travaillons pour eux »

Or, en plus de tout ce qui précède, Público sait de bonne source – sans pouvoir fournir plus de précisions car nous sommes obligés de protéger l’identité de nos sources – que ce n’est que le matin du 18 août 2017 (le lendemain du massacre de Las Ramblas) que la fiche d’informateur d’Es Satty a été définitivement effacée des bases de données du CNI, ce qui ne peut être fait que depuis le siège central des services secrets de renseignements à Madrid.

Ce journal a également réussi à reconstituer toute la carrière d’Es Satty en tant qu’informateur, quand et comment il a été recruté, mais aussi quelles intrigues djihadistes il a rapporté, ou comment il a été placé à Ripoll.

Donc voilà….

À SUIVRE …


Article traduït per Carles (@Cjaumev). Revisat per Rosa M. Coll.


Original: Público @publico_es

https://www.publico.es/politica/iman-ripoll-2-exclusiva-cni-escuchaba-moviles-asesinos-ramblas-cinco-dias-matanza.html?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=publico

Autor: CARLOS ENRIQUE BAYO @tableroglobal
Publicat el16 de juliol de 2019




 

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